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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 12:56


La 20ème conférence de l'ONU sur le climat (COP 20) s'est ouverte le 1er Décembre à Lima, au Pérou, pour poser les jalons d'un pacte mondial visant à lutter contre le changement climatique, qui devrait être scellé fin 2015 à la conférence de Paris (COP 21), étape décisive dans la négociation du futur accord international sur le climat pour l'après 2020.

Rappelons que la communauté internationale s’est donnée pour objectif, lors de la conférence de Copenhague de 2009, de limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, seuil au delà duquel les experts prédisent des impacts irréversibles et dramatiques dans de nombreuses régions du monde.

Pour le moment, on en est loin et on estime même qu'au rythme actuel, la planète se dirige vers une hausse des températures d’environ 4°C d’ici la fin du siècle.

Pour tenir l’objectif des 2°C, il faudrait selon les experts, que « les émissions de gaz à effet de serre soient réduites de 40 à 70% d’ici 2050 et s’approcher de zéro en 2100 ». Pour cela, près de deux tiers des réserves fossiles connues devraient être laissées dans le sol. En outre, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), pour remplacer le pétrole, le charbon et le gaz, les investissements dans les énergies non émettrices de CO2 vont devoir tripler, voire quadrupler entre 2010 et 2050. Il va falloir également poursuivre les progrès en matière d’efficacité énergétique des bâtiments, des transports et des processus industriels, et stopper la déforestation.

Dans ce cadre, les discussions qui se tiennent à Lima portent notamment sur les efforts que chaque pays est prêt à fournir pour réduire ses émissions de GES, les grandes lignes du futur accord multilatéral espéré à Paris fin 2015, sa forme juridique et les financements pour aider les pays du Sud dans la lutte contre le réchauffement de la planète dont la rapidité est inédite. Des décisions doivent êtres actées sur tous ces sujets dans la capitale péruvienne pour que des discussions plus techniques puissent se poursuivre au cours de 2015 et qu’un accord ambitieux sur le climat soit conclu à Paris.

Malgré un contexte porteur, dû au fait que les États-Unis (à la suite de l'Europe qui s'est récemment fixée comme objectif de réduire de 40% ses émissions de GES par rapport à 1990 d’ici 2030) se sont engagés à baisser leurs émissions de GES de 26 à 28% d’ici 2025 par rapport à 2005, et que la Chine a pour la première fois donné une date – autour de 2030 – à partir de laquelle elle veut aussi les diminuer, les négociateurs auront fort à faire pour dépasser les traditionnelles lignes de fracture dans ces discussions. En effet, les pays du Sud réclament des financements solides au Nord et pas seulement des promesses, et certains d’entre eux, et non des moindres comme la Chine, insistent pour que les pays industrialisés fassent plus d’efforts en raison de leur présumée responsabilité historique dans le réchauffement du globe.

O.H.A.

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