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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 15:17


Plus d'une centaine de ministres et un millier de délégués de 140 pays sont attendus lundi à Nairobi (Kenya) pour le forum annuel du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), à la recherche d'un "new deal" écologique mondial qui permettrait de relancer l'économie tout en épargnant la nature.

Cette réunion du conseil d'amdinistration du PNUE doit durer jusqu'à vendredi au siège de cet organisme.

Un rapport sur un "new deal" écologique mondial ("Global green new deal") sera présenté lundi à Nairobi, faisant suite à l'"Initiative pour une économie verte" lancée en octobre par le PNUE.

L'environnement continue d'être négligé dans l'élaboration des politiques économiques, déplore l'agence onusienne.

Avec ce rapport, l'Onu entend démontrer l'intérêt d'investir dans les technologies de l'environnement --énergies renouvelables, gestion des déchets, construction, transports, agriculture durable-- et insister sur la nécessaire transition vers une économie sobre en carbone.

Par la même occasion, le PNUE présentera son rapport annuel (Year book), qui apportera un éclairage sur l'état de la planète.

Un autre sujet à l'agenda sera la pollution par le mercure. L'idée est de "lancer un processus de négociations pour la mise en place d'une convention internationale" afin d'encadrer et de limiter l'usage du mercure, précise Laurent Stéfanini, ambassadeur de France délégué à l'environnement.

Mais "ce n'est "pas encore très mûr", ajoute-t-il, évoquant la possibilité d'un "recueil de recommandations".

Pourtant, "il est temps d'arriver à un accord", s'inquiéte de son côté le ministre tchèque de l'environnement, Martin Bursik, représentant la présidence européenne.

Le mercure, produit hautement toxique, pénètre par l'alimentation et la respiration dans l'organisme humain et se concentre principalement dans les reins.

L'autre sujet phare de la réunion est l'élaboration d'un groupe d'experts mondial sur la biodiversité, sur le modèle du Groupement intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).

L'idée de ce "Giec de la biodiversité" a fait du chemin lors d'une conférence des Nations Unies à Bonn (Allemagne) en mai mais elle bute sur les résistances de certains pays comme le Brésil, soucieux de préserver leur souveraineté.

"Il est toujours question de mettre en place ce mécanisme -c'est un des points à l'ordre du jour de Nairobi-, mais certains pays, comme la Chine ou le Brésil, sont réticents", explique Maxime Thibon, de la Fondation française pour la recherche sur la biodiversité.

Ces pays font valoir qu'il n'y a "aucune légitimité à avoir un tel mécanisme tant qu'on ne sait pas si les organismes existants comme la Convention sur la diversité biologique (CBD) ne peuvent pas être renforcés", précise-t-il.

Nairobi pourrait décider d'une nouvelle conférence intergouvernementale sur cet Ipbes ou "Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques".

Du côté européen, on compte beaucoup sur Nairobi pour se rapprocher des pays africains en vue d'une alliance lors de la négociation décisive de Copenhague en décembre 2009 sur le changement climatique.

"On en attend une alliance tactique pour avoir plus de poids dans la négociation climat. Nous sommes des alliés objectifs", souligne l'ambassadeur Stéfanini.


* – Romandie News

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