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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 11:04

Ouverte le 1er décembre à Poznan, la conférence de l'ONU sur les changements climatiques devrait normalement marquer une étape importante dans le processus engagé à Bali devant aboutir, en décembre 2009, à Copenhague à un accord international qui prendrait la suite du protocole de Kyoto. Ce protocole qui a ouvert une première période d'engagements internationaux de réduction de gaz à effet de serre, arrive en effet à échéance fin 2012.

Malheureusement, depuis la conférence de Bali, aucun progrès significatif n'a vraiment été réliasé par rapport aux engagements pris par les pays industrialisés pour une diminution significative des gaz à effet de serre.

Il faut donc espérer que la conférence de Poznan qui se termine le 12 novembre , aboutisse cette fois-ci à un progrès significatif par rapport aux négociations menées jusqu-ici et jette les bases solides pour un nouvel accord de lutte contre le réchauffement climatique.

Mais en attendant la conclusion de cet accord il conviendrait que les pays industrialisés qui émettent le plus de gaz à effet de serre, continuent de réduire de façon drastique leurs emissions comme ils s'y étaient engagés à Bali, et s'entendent sur les aides (financières et technologiques)à apporter aux pays en développement afin qu'ils adoptent des modèles de développement économes en carbone et s'adaptent aux incidences du changement climatique dont ils sont les premieres victimes.

C'est pour cette raison d'ailleurs que les états africains, victimes majeures de la crise climatique ,mais derniers bénéficiaires des négociations en cours, ont, pour préserver leurs intérêts , adopté (dans le cadre de la préparation de la présente conférence), le 22 novembre 2008 à Alger ,une déclaration manifestant leurs besoins spécifiques .

Les principaux points de cette contribution de l'Afrique dans les négociations sont les suivantes:


- Nécessité de dégager des moyens humains, financiers et techniques pour permettre  à l'Afrique de s'adapter aux situations nées du changement climatique;

- Nécessité du transfert des technologies en Afrique comme il a été prévu par l’accord  de Bali;

- Prise en compte des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la  dégradation des forêts

- Une réforme et un élargissement des sources de financement des Mécanismes de  Développement Propre (MDP), qui permettent aux pays industrialisés de compenser   une partie de leur émission de CO2 en investissant dans un projet “propre” au sud  portant sur l'énergie et la reforestation. L'Afrique ne bénéficie, en effet, que de 2 % de  ces MDP.

- Enfin, la plate-forme d'Alger demande un ancrage juridique dans les accords de  Copenhague , de l'adaptation nécessaire que l'Afrique doit apporter pour avoir une   économie moins carbonée dans la perspective d'un développement durable.


Espérons donc que contrairement à ce qui s’était passé jusque là, l’Afrique soit cette fois-ci partie prenante dans les négociations en cours et que ses revendications et ses propositions soient prises en compte et intégrées dans le futur accord de Copenhague. Ce ne sera que justice.

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