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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 15:03

 

A moins de trois mois de la conférence sur le climat (COP21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre, ils sont aujourd'hui huit pays africains à avoir rendu leurs copies sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir. La République Démocratique du Congo (RDC), Djibouti, le Kenya , le Bénin et l’algérie rejoignent ainsi que le Maroc, le Gabon, et l’Éthiopie dont nous avions déjà plublié les contributions.

 

 

Le Kenya

 

Dans sa contribution publiée le 24 Juillet 2015, le Kenya s’engage à réduire d’ici 2030 ses émissions de gaz à effet de serre de 30% par rapport au scénario de laissez-faire.

Ce pays africain qui est déjà en train d’investir dans les énergies renouvelables (géothermie, éolien, solaire et hydraulique) a annoncé dans sa contribution nationale, un plan d’action sur l’adaptation aux impacts des changements climatiques, dans différents secteurs et domaines (réforme des politiques publiques, infrastructure, formation et éducation, réforme foncière, gestion de l’eau et irrigation, urbanisation, agriculture, tourisme, genre, industries extractives, décentralisation, faire progresser la couverture forestière de 10 %, développer les systèmes de transports efficaces et qui produisent peu de carbone etc.)

 

Chiffré à plus de 40 milliards de dollars, le Kenya a besoin pour mener à bien son projet, du soutien de la communauté internationale sous forme d’aide financière, d’investissement, de développement et de transfert.

 

 

 

La République Démocratique du Congo (RDC)

 

La RDC est le Sixième pays africain à avoir déposé sa contribution.Cette contribution qui porte sur la période 2021-2030, et concerne les deux aspects complémentaires du changement climatique : l’adaptation et l’atténuation, s’inscrit dans le prolongement des engagements pris par le pays pour lutter contre les impacts du changement climatique.

 

L’objectif visé est de parvenir à un taux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 17% à l’horizon 2030 par rapport aux émissions du scénario des émissions du statu quo.

Pour y parvenir le pays s’engage à prendre des mesures spécifiques touchant des secteurs tels que l’agriculture, la forêt et l’énergie.

Les besoins en financement du projet s’élèvent à 21,622 milliards de dollars dont 12,54 milliards

de dollars pour la mise en œuvre des initiatives d’atténuation annoncées et 9,08 milliards de dollars destinés aux mesures d’adaptation. Le pays ne pouvant assurer ce financement sollicite l’appui financier de la communauté internationale.

 

 

 

 

Le Bénin

 

Dans sa contribution soumise le 07 août 2015 au secrétariat de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le Bénin s’engage à éviter l’émission de 120 Méga-tonnes équivalent dioxyde de carbone. Pour y parvenir, le pays mise surtout sur la reforestation et a pris des engagements pour accroître celle ci et ainsi séquestrer 163 Méga-tonnes équivalent dioxyde de carbone sur la même période. Par ailleur les autorités proposent de mener des actions d’adaptation au dérèglement climatique, notamment, par la promotion des énergies renouvelables et des foyers économiques performants et autocuiseurs . Pays à faible ressources financières, le Bénin affirme qu’il ne pourra cependant financer ce projet qu’à la hauteur de deux milliards de dollars sur les 30 milliards nécessaires. Pour tenir son engagement il lui faudra donc nécessairement le soutien de la communauté internationale. Ce que justifie le document en soulignant la « responsabilité très négligeable (du pays) dans le réchauffement climatique » et « son appartenance aux groupes des Pays les moins avancés (Pma) ».

 

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Djibouti

 

Pays côtier vulnérable au changement climatique et à l’augmentation du niveau des mers, la République de Djibouti a rendu fin août sa contribution dans laquelle elle s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 de 40% . Pour y parvenir, le pays mise sur le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur l’augmentation de l’importation d’énergie en provenance de l’Éthiopie voisine. Le pays devra investir plus de 3,3 milliards d’euros, avec l’aide de la communauté internationale.

 

 

 

L’Algérie

 

L’Algérie, a publié le vendredi 4 septembre 2015 sa contribution et rejoint les six premiers pays africain à s’être déjà engagés.

 

L’Algérie qui mise sur ses ressources naturelles, s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7% d’ici 2030 en misant sur les secteurs de l’énergie, dont le gaz naturel, la géothermie et l’énergie solaire.

Cette réduction des émissions de gaz à effet de serre pourrait étendue à 22% d’ici 2030 avec le

soutien de la communauté internationale en matière de financements extérieurs, de développement et de transfert technologique et de renforcement des capacités.

Le pays vise également à réduire sa consommation globale d’énergie de 9% à l’horizon 2030 et ambitionne de procéder à l’isolation thermique d’un important programme de logements ; ainsi qu’à la conversion au GPL d’un million de véhicules particuliers et de plus de 20.000 autobus.

Du côté des énergies renouvelables, l’Algérie ambitionne de produire 27% de son électricité à partir de ces énergies en 2030.

 

O.H.A.

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