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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 17:40

A l'approche de la conférence mondiale sur le climat, qui se tiendra du 30 novembre au 15 décembre à Paris, l'Afrique se mobilise et fourbit ses armes pour préparer au mieux cet événement qui, doit permettre d'arriver pour la première fois à un accord universel contraignant en matière de lutte contre le dérèglement climatique, applicable à partir de 2020 à tous les pays du monde sans exception. L’objectif étant d’arriver à maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

Dans ce cadre, chaque pays a, jusqu’en octobre 2015 pour rendre ses engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

A ce jour, seuls trois pays africains ont publiés leurs contributions : Le Gabon, le Maroc et l’Ethiopie.

Le Gabon

A la surprise générale, le Gabon est le premier pays africain à afficher ses engagements climatiques en publiant le 31 mars 2015 sa contribution.

Celle-ci fixe notamment un objectif de limitation de la croissance des émissions de gaz à effet de serre pour 2025 par rapport à leur niveau de 2010, ce qui revient à réduire d’au moins 50% ses émissions par rapport à l’évolution prévue en cas de politique inchangée. Par ailleurs, cette contribution prévoit la possibilité de définir d’ici le rendez-vous climatique de Paris, des objectifs additionnels pour 2030, voire 2050.

Par cette contribution, le Gabon fait ainsi le choix de s’engager résolument dans un développement durable, basé sur des émissions de GES maîtrisé.

Parmi les principales mesures prises pour les maîtriser : la protection de la forêt, qui couvre 88% du pays et lui fait jouer un rôle de “puits de carbone” mais aussi la réduction du torchage (une technique fortement émettrice utilisée par l’industrie pétrolière), la mise en place d’un plan de développement industriel à faible intensité carbone, d’un mécanisme de marché, ou encore l’adoption prochaine d’un plan national d’affectation des terres. Le pays présente aussi sa stratégie d’adaptation du littoral, notamment pour la capitale, Libreville, particulièrement exposée à la montée des eaux.

Le Maroc

Le Maroc est le deuxième pays africain et le premier pays du Maghreb à publier le 2 juin 2015 sa contribution nationale de lutte contre le réchauffement climatique, en vue de la COP21. Celle-ci formule un objectif national de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 13% en 2030, par rapport à un scénario de référence à politique inchangée. Cet objectif pourrait s’élever jusqu’à 32% sous réserve d’un appui financier international.

Pour tenir sa feuille de route, le Maroc a annoncé, une cinquantaine de mesures d’atténuation et d’adaptation aux effets climatiques sont présentées, la moitié concernant l’énergie. À la fin de l’année dernière,

Ce pays qui avait déjà annoncé à la fin 2014 qu'il mettait fin aux subventions pétrolières, souhaite donc poursuivre dans cette voie et réduire de façon drastique ses soutiens aux combustibles fossiles.

Il prévoit aussi de diminuer sa consommation d’énergie de 15% d’ici 2030 et passer à 50% de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables à l’horizon 2025.

L’Ethiopie

Après le Maroc l’Ethiopie est le troisième pays africain à présenter sa contribution pour la réduction des changements climatiques en vue de la COP21.

Poursuivant sa politique de neutralité carbone, L’Ethiopie, sous réserve de financement approprié, se fixe pour objectif de limiter ses productions nettes de gaz à effet de serre d’ici à 2030 à 145 millions de tonnes de CO2 ou moins. Soit une réduction de 64% par rapport aux émissions projetées dans le scénario de maintien du statu quo en 2030.

Pour y parvenir, le pays compte s’appuyer sur sa stratégie de croissance verte embrassée en 2011.Il compte adopter des pratiques moins polluantes, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage (responsable de 42 % des émissions), de la construction et des transports. Un vaste programme de développement d’énergies renouvelables (l’éolien, la géothermie et le solaire) lui permettra également de lutter contre la déforestation, car actuellement 76,7% des populations n’ont pas accès à l’électricité et dépendent du bois.

Finalement, même si en termes d’émissions de gaz à effet de serre, les contributions nationales de lutte contre le changement climatique des pays africains ne pèseront certes pas beaucoup : une infirme pourcentage des émissions globales, la symbolique au final sera très forte. Elle montrera l’implication de ces pays dans la lutte contre le changement climatique. Il s’agit là d’un revirement par rapport au système établi par le protocole de Kyoto où seuls les pays développés étaient mis à contribution.

PS : Nous vous tiendront au fur et à mesure au courant de la publication de la contribution des autres Pays africains

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