Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 05:34

Dans sa nouvelle mise en garde contre le réchauffement climatique, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) ont publié dimanche 2 novembre à Copenhague le dernier rapport de synthèse sur le changement climatique, dont la conclusion, sans ambiguïté, est particulièrement alarmiste: un réchauffement climatique d'une ampleur sans précédent.

Cette nouvelle évaluation globale qui reprend les résultats de trois rapports thématiques rendus en septembre 2013 (preuves du réchauffement), en mars 2014 (impacts) et en avril 2014 (mesures pour atténuer la hausse des températures), doit servir de base scientifique aux responsables politiques dans les négociations internationales qui doivent aboutir fin 2015 à un accord global sur le climat à Paris.

Il ressort en effet de ce rapport, que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère( qui sont presque entièrement d'origine humaine) ont atteint les niveaux les plus élevés «depuis 800 000 ans » et que la température moyenne à la surface de la Terre et des océans a gagné 0,85°C entre 1880 et 2012, un réchauffement dont la vitesse est inédite. Celle à la surface des océans a augmenté de 0,11°C par décennie entre 1971 et 2010.

Les experts soulignent donc que pour maintenir la hausse globale des températures sous la barre des 2°, fixée comme objectif au sommet de Copenhague de 2009 afin de limiter les impacts du changement climatique, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote) vont devoir être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050 et disparaître totalement d'ici 2100.

Selon ce nouveau rapport qui appelle à une action drastique et immédiate, il est cependant encore possible de faire quelque chose, mais il faudrait le faire très vite.

Cela implique de se détourner massivement des énergies fossiles, d'améliorer fortement l'efficacité énergétique, de limiter la déforestation… et d'investir pour cela des centaines de milliards de dollars d'ici à 2030.

Ce tournant énergétique nécessaire, ne compromettrait pas pour autant la croissance mondiale, mettent en avant les experts (climatologues, économistes, océanographes, etc).

Selon eux, des efforts « ambitieux » de réduction de gaz à effet de serre ne feraient baisser que de 0,06 point le taux annuel de la croissance mondiale, estimé entre 1,6 et 3% au cours du 21e siècle, et ils avertissent que « plus nous attendront pour agir, alors que nous en avons les moyens, plus ce sera coûteux ».

S’il n'était pas « contrôlé », le changement climatique aurait des impacts « graves », étendus et irréversibles", dont certains sont d’ores et déjà visibles sur tous les continents : précipitations accrues dans certaines zones et en baisse ailleurs, répartition modifiée des espèces marines et terrestres, risques accrus d'extinction pour de nombreuses espèces (animales ou végétales) qui ne pourront pas se déplacer assez vite pour s'adapter, rendements agricoles globalement en baisse, vagues de chaleur plus fréquentes ou vagues de froid moins fréquentes sur la majeure partie de la planète.

Le réchauffement se poursuivant, le Giec prévient qu'à l'avenir les conséquences seront en outre plus lourdes en termes de sécurité alimentaire notamment dans les régions dépendant de la pêche, de disponibilité en eau potable, de risques d'inondations et de tempêtes, avec une hausse probable des déplacements de population et de conflits pour l'accès aux ressources.

Partager cet article

commentaires

serrurier paris 24/11/2014 10:24

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.

Cordialement

trafic organique 12/11/2014 00:53

Merci très beaucoup pour cet extrait de littérature. Continuez.

Présentation

  • : A.J.A.P.E.
  • A.J.A.P.E.
  • : Rejoignez nous tous les mois pour suivre l'actualité environnementale en Afrique et dans le monde.
  • Contact

Recherche