20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 09:21

 

Des scientifiques ont appelé mardi l'Afrique à adopter l'agroforesterie qui peut selon eux constituer une solution de long terme aux pénuries alimentaires chroniques dont souffre ce continent.

Les experts du Centre international pour l'agroforesterie ( ICRAF), basé à Nairobi, ont déclaré que faire pousser davantage de nourriture sur une même superficie était la clé pour accroître la production alimentaire en Afrique et répondre aux besoins d'une population en croissance permanente.

« Les changements climatiques et l'augmentation de la demande de nourriture, de bétail et de carburant ne fera probablement qu' aggraver cette situation », a déclaré Sammy Carsan, scientifique de l'ICRAF spécialisé dans l'acclimatation d'arbres.

Les agriculteurs africains peuvent augmenter leur production alimentaire s'ils évitent la dépendance excessive aux engrais et aux pesticides et pratiquent une intensification de l'agriculture, ce qui signifie faire pousser davantage de nourriture sur une même superficie, par le biais d'approches naturelles et préservatrices des ressources comme l'agroforesterie, selon les scientifiques.

Cette intensification est la clé pour augmenter la production agricole en Afrique et répondre aux besoins d'une population en perpétuelle croissance, ont déclaré les scientifiques.

« Une solution à long terme à cette intensification en Afrique ne doit pas se baser purement sur un modèle d'intensification importé mais plutôt étudier des approches capables de préserver le vivier de ressources naturelles disponible en assurant le recyclage des nutriments, la conservation de la matière organique, l'amélioration de la biodiversité et la régulation de la qualité de l'eau », a déclaré M. Carsan.

La productivité des récoltes sur le continent est sérieusement freinée par la diminution de la fertilité des sols et des ressources en eau et en biodiversité. Actuellement, les rendements de céréales de première importance comme le maïs stagnent à 1 tonne par hectare.

« Tout cela peut être réalisé par l'agroforesterie », a déclaré M. Carsan dans un communiqué spécial sur la situation actuelle des ressources environnementale durables.

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:57

 

Une équipe de recherche franco-ivoirienne vient de publier une série de cartes de la pollution atmosphérique en Afrique, pays par pays, et dresse d’inquiétantes projections d’accroissement de cette pollution pour 2030. En cause : des mesures insuffisantes et une sous-estimation de l’ampleur du problème.

 

La pollution atmosphérique est aussi présente en Afrique qu’ailleurs dans le monde. Les inventaires d’émissions des polluants dans l’air ont, jusqu’à présent, été très précis en ce qui concerne l’Europe, l’Asie ou l’Amérique du Nord. Mais c’était loin d’être le cas pour l’Afrique, le continent ne disposant que de résultats globaux. Ce n’est dorénavant plus le cas : une équipe franco-ivoirienne, pilotée par le laboratoire d'aérologie du CNRS de Toulouse, a réalisé des cartes, pays par pays, pour l’année 2005 et posé une estimation de l’évolution de la pollution atmosphérique pour 2030.

 

Le poids des hommes

 

Sur le continent africain, la pollution atmosphérique serait due principalement aux activités humaines. Après l’élaboration de plusieurs scénarios, les chercheurs ont pu constater que les estimations des émissions polluantes, notamment en Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est, étaient largement sous-évaluées. Selon les chercheurs, les émissions polluantes sont aussi fortes dans les villes africaines que dans les capitales très polluées d’autres pays jusque-là mieux documentés, comme en Chine, en Inde ou encore en France.

 

« La pollution atmosphérique urbaine est liée aux sources de combustion dites anthropiques, comme le trafic, les feux domestiques et les industries. Nos programmes de recherche nous ont montré la détérioration de la qualité de l’air dans les villes africaines », explique Cathy Liousse, directrice de recherche au CNRS, à Toulouse. Deux thèses de l’équipe de chercheurs, présentées dans le cadre du programme de recherche Pollution des capitales africaines (POLCA), ont permis de « montrer que le niveau des particules fines était bien au-dessus des normes de l’Organisme mondial de la santé (OMS) », précise Catherine Liousse. « Cette question est peut-être un peu mieux prise en compte en Afrique du Sud, où il y a déjà des réseaux de mesure de la qualité de l’air et quelques études sur le sujet. Mais en Afrique de l’Ouest, centrale et de l’Est, c’est vraiment une question nouvelle », note-t-elle.

 

L’Afrique contribue aussi au changement climatique

 

Aujourd'hui, si l’on considère l'ensemble des sources d'émission anthropique (les émissions atmosphériques d'origine humaine), le continent africain représente entre 5 et 20% des pollutions à l’échelle mondiale, selon les particules ou les gaz considérés (carbone suie, carbone organique, dioxyde de soufre, dioxyde d'azote, monoxyde de carbone). Et si aucune disposition n’est prise, il pourrait contribuer à hauteur de 20 à 50% dans les prochaines années. Un ratio important dû au fait qu’ailleurs, ces mêmes émissions ont déjà diminué.

 

Pour la réalisation de ces cartes d’émissions anthropiques, les questionnaires se sont affinés avec l’appui d’enquêtes de terrain. La consommation de fioul soumis aux autorités des différents Etats, la prise en compte des sources d’émission de gaz et de particules très polluantes, comme les deux-roues, les vieux véhicules, voitures ou camions, ou encore la fabrication de charbon de bois pour la cuisine, sont autant d’éléments que les chercheurs doivent dorénavant prendre en compte. Et ces chiffres sont nettement au-dessus des estimations sur lesquels se basent les modèles de changement climatique.

 

Un programme européen sur l’impact de cette pollution sur la santé

 

Des enquêtes sur l’impact de ces pollutions - comme les problèmes respiratoires sur les habitants - ont déjà été effectuées au Mali et au Sénégal. D’autres devraient suivre en Côte d’Ivoire et au Bénin en collaboration avec des épidémiologistes, des biologistes et surtout avec le soutien des ministères de l’Environnement des pays concernés. Des recherches qui ont pour objectif de montrer l’effet des sources néfastes sur la santé et ainsi permettre aux décideurs africains de faire les meilleurs choix sur les parcs véhiculaires ou les combustibles utilisés afin d’améliorer la qualité de l’air.

 

 

RFI 12 mars 2014

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 13:33

 

La 19ème Conférence des Nations Unies sur le changement climatique s’est déroulée du lundi 11 au samedi 23 novembre à Varsovie en Pologne. Elle avait pour objectif d’établir la feuille de route pour parvenir à un accord mondial global en 2015 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

 

Elle avait en effet vocation à être une étape-clé pour définir les principes et le cadre d’un nouvel accord international d'ici la Conférence Paris Climat 2015 (COP 21) dont l’objectif est de réduire les émissions globales de GES au-dessous des niveaux de 1990 d'ici à 2030, et de prévoir la suppression progressive des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde d'ici à 2050.

 

C’est dans ces conditions que les pays participant à cette 19ème conférence ont finalement pu conclure un accord in extrémis samedi 23 novembre, soit plus de vingt-quatre heures après sa clôture officielle prévue le vendredi 22 novembre.

 

Ce retard a été dû aux difficultés pour trouver un équilibre entre les exigences légitimes des pays en développement pour mettre les pays industrialisés face à leurs engagements pris en 2009 à la conférence de Copenhague (visant à mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 et à créer un Fonds vert qui accueillerait une partie de ces fonds, pour les PED), et la nécessité d'adopter une feuille de route jusqu'en décembre 2015, date à laquelle un accord mondial devrait être conclu afin d’entrer en vigueur en 2020.

 

Cet accord a minima, comme de coutume, pendant ces négociations, pose cependant les premiers jalons de la conférence de Paris en 2015 qui doit déboucher sur un texte en mesure de limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, et éviter peut-être les catastrophes à venir. Si rien n'est fait en effet, la température pourrait encore croître d'ici à la fin du siècle de plus de 5°C et ainsi multiplier les événements extrêmes comme le dernier typhon Haiyan qui a frappé les côtes philippines trois jours avant la conférence de Varsovie, comme l’avaient rappelé en septembre les experts du climat du Giec.

 

Dans ce cadre, les négociateurs se sont finalement mis d'accord pour que tous les pays travaillent à réduire leurs émissions, et ce, dès que possible et dans l'idéal pour le premier trimestre de 2015. Le texte adopté à Varsovie, en retrait par rapport à ce qui était initialement prévu, stipule notamment que les Etats devront travailler à réduire leurs émissions et commencer à préparer des "contributions" sur ce qu'ils entendent faire pour lutter contre le changement climatique et qui seront intégrées dans l'accord de 2015.

 

Sous le régime du dernier accord sur le climat, le Protocole de Kyoto, seuls les pays les plus développés étaient tenus de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5% sur la période 2008-2012 par rapport aux niveaux de 1990. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles les Etats-Unis n'avaient pas signé ce texte car ils exigeaient que la Chine et l'Inde, deux pays en forte croissance économique, participent également aux efforts. En conséquence, à l’heure actuelle, cet accord ne couvre que 15% des émissions totales. Or, le prochain accord qui prendra donc le relais du protocole de Kyoto en 2020, doit normalement concerner tous les pays, donc également les Etats-Unis, et les grands pays émergents dont la Chine, premier pollueur du monde. Il sera légalement contraignant et devrait donc être suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement du globe à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle, contre la trajectoire actuelle de 4°C.

 

En ce qui concerne l'aide financière de 100 milliards de dollars promis aux pays en développement lors de la conférence de Copenhague, pour les aider à réduire leurs émissions et s'adapter aux conséquences du changement climatique, et dont seulement 30 milliards ont été débloquées en 2010 et 2012 sans assurance pour les années à venir, le texte adopté ne contient qu'un engagement des pays industrialisés à augmenter progressivement leurs versements et à faire preuve de davantage de transparence dans la provenance de ces fonds, alors que les pays en développement réclamaient qu'ils s'engagent sur une trajectoire de financement avec un objectif intermédiaire de 70 milliards de dollars en 2016 .

 

Notons qu'avant même la fin officielle de la conférence un accord avait été conclu sur la protection des forêts tropicales qui jouent un rôle très important dans l'absorption des émissions de dioxyde de carbone.

 

En revanche le texte sur la création d'un mécanisme portant sur les "pertes et dommages" que subissent les pays du Sud à cause du réchauffement n'avait, en revanche, pas été adopté.

 

                                                                                       Océni A.H.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 11:56

 

 

 

A l'initiative de l'Union Internationale pour la conservation de la Nature (UICN), l'Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et l'Université Senghor d'Alexandrie, le Premier Colloque International sur le droit de l'Environnement s'est tenu à Abidjan, du 29 au 31 octobre 2013. La cérémonie d'ouverture de ce colloque a été présidée par le Ministre ivoirien en charge de l'Environnement et du développement durable, Rémi Allah Kouadio.

Les participants (experts praticiens, professeurs d'universités, chercheurs, responsables d'institutions nationales et internationales) ont réfléchi durant ces trois jours, sur les mécanismes financiers et institutionnels en vue du renforcement de l'effectivité du droit de l'environnement en Afrique. Les recommandations des travaux sur ces deux thèmes sont ci-dessous résumées.

 

Au titre des reformes financières, les travaux du colloque ont recommandé de (i) saisir les opportunités de financement dans le cadre de la transition des OMD vers les ODD ; (ii) rendre effectifs les mécanismes financiers existants ; (iii) rationnaliser et harmoniser les mécanismes financiers de mise en oeuvre du droit de l'environnement et assurer leur pérennité ; (iv) veiller à assurer la réalisation et la mise en oeuvre effective des résultats des évaluations environnementales et sociales des projets de développement et le respect de l'affectation des fonds alloués ; (v) promouvoir le renforcement des partenariats entre société civile, Etats, ONGs internationales pour une meilleure mobilisation des ressources financières ; (vi) assurer la pérennité des colloques par la mise en place d'une structure appropriée.

 

Au titre des reformes institutionnelles, les travaux du colloque ont recommandé de (i) consolider le rôle des institutions régionales et sous-régionales en Afrique dans le domaine de l'environnement, (ii) promouvoir la ratification de la convention africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles de Maputo ; (iii) affirmer le principe de non-régression des instruments juridiques relatifs à l'environnement en Afrique ; (iv) élaborer des indicateurs juridiques sur l'effectivité du droit de l'environnement ainsi que des outils d'évaluation ; (v) utiliser les outils innovants disponibles pour améliorer la cohérence des législations ; (vi) instiller davantage de droit de l'environnement dans la société civile ; (vii) adapter et " endogénéiser " le droit de l'environnement en Afrique ; (viii) soutenir le projet de convention sur les déplacés environnementaux ; (ix) harmoniser les politiques et les législations nationales en matière de protection de l'environnement ; (x) apporter toutes contributions aux structures de l'UA ; (xi) renforcer les instruments relatifs à l'accès à l'information, à la participation du public et à l'accès à la justice ; (xii) renforcer les capacités des rédacteurs des textes juridiques ; (xiii) élaborer un glossaire des termes usuels en droit de l'environnement ; (xiv) assurer la vulgarisation et la diffusion des textes juridiques y compris dans les langues locales ; (xv) aider à la production d'ouvrages en droit de l'environnement ; (xvi) étudier la faisabilité de la création d'un centre africain de droit de l'environnement.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 16:42

Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a annoncé le 30 octobre 2013, la nomination du football ivoirien, Yaya Touré, comme Ambassadeur de bonne volonté du PNUE. Il sera le visage de la lutte contre le commerce illégal de l'ivoire, à l'origine du massacre de milliers d'éléphants en Afrique chaque année.

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 22:59
L'ONU pour une lutte vigoureuse contre le braconnage en Afrique centrale

Les Nations Unies ont exprimé, une fois de plus, leur vive préoccupation par rapport au braconnage des éléphants en Afrique centrale et lancé un appel pour des actions énergiques contre ce phénomène qui constitue une menace à la paix à l’issue d’une réunion qui s’achevée samedi dernier à Kigali (Rwanda), indique un communiqué du bureau des nations unies pour l’Afrique centrale parvenu lundi à l’AGP.
« Nous devons combattre avec vigueur cette pratique illégale et intolérable, en particulier au vu de son rôle supposé dans le financement illégal de certains groupes rebelles », a affirmé le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, dans un message lu par son représentant spécial pour l’Afrique centrale, M. Abou Moussa, lors de la 36e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC).

M. Ban Ki-moon a noté avec satisfaction l’inscription de ce sujet à l’ordre du jour des travaux. Le Gabon, qui en a été l’initiateur, a proposé une communication sur l’ampleur de cette nouvelle forme de criminalité. Le Rapport final indique que ses experts ont évoqué l’urgence d’une mobilisation contre ce fléau en rappelant que leur démarche s’inscrit au cœur d’une interpellation faite par le Secrétaire général des Nations Unies dans son Rapport sur les activités du Bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale (UNOCA).

Ce Rapport a « révélé l’apparition du phénomène du braconnage contre les éléphants qui sévit au Cameroun, en République Centrafricaine, au Tchad et au Gabon », ont-ils souligné, en suggérant fortement qu’une « coopération transfrontalière » soit établie entre les pays de la sous-région afin de faire face à cette situation.

Cette dynamique est fondamentale, entre autres, pour la protection du complexe trinational Dja-Odzala-Minkébé (TRIDOM), qui s’étend sur 141 000 km2, abrite environ 40 000 éléphants et couvre le Cameroun, le Congo et le Gabon. « A Minkébé, le Gabon estime perdre 50 éléphants par jour. L’ivoire est acheminé vers les marchés étrangers », révèlent les délégués gabonais, précisant que des pays asiatiques sont les principaux bénéficiaires de cette contrebande qui, selon eux, bénéficient de la complicité de certains « intermédiaires et des contacts dans des grandes villes » voisines. Dans leur exposé, ils ont également fait état du massacre, en mai dernier, de 26 éléphants dans le site du Patrimoine mondial de Dzanga, en République Centrafricaine, ainsi que des efforts communs pour répondre collectivement à ce problème.

Le Tchad a partagé ses inquiétudes sur ce même sujet, évoquant le massacre de 89 éléphants en une seule nuit (mars 2013) à Ganda, dans le Sud du pays. La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ajoute qu’en 2012, il y en a 300 qui ont été décimés dans le parc de Bouba Djida, dans le Nord du Cameroun. La CEEAC a noté qu’elle a récemment mis en place deux plans d’action d’urgence (pour le Nord-Cameroun, le Nord-Est de la RCA et le Sud du Tchad) et une stratégie de lutte anti-braconnage en Afrique centrale.

Les Nations Unies ont saisi l’occasion de la 36e réunion ministérielle de Kigali pour renouveler leur détermination à continuer d’accompagner les Etats et les organisations régionales dans la recherche des solutions « concertées et innovantes » aux défis qui fragilisent la paix et la sécurité dans la sous-région Afrique centrale. En dehors du phénomène de braconnage d’éléphants, l’ONU a notamment mentionné la piraterie maritime dans le golfe de Guinée. Elle a toutefois reconnu les progrès enregistrés sur ce front après le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Yaoundé du 24 au 25 juin 2013.

Outre le message du Secrétaire général de l’ONU, la 36e réunion de l’UNSAC a été marquée par les discours du Premier ministre rwandais, M. Pierre-Damien Habumuremyi ; du Secrétaire général adjoint de la CEEAC, M. Roger Tchoungui ; du ministre des Affaires étrangères du Congo, par ailleurs Président sortant du Comité, M. Basile Ikouébé ; du Représentant spécial de l’Union africaine (UA) pour les Grands lacs et Chef de Bureau de l’UA au Burundi, M. Boubacar Gaoussou Diarra. Mme Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Rwanda, devenue Présidente du Comité, a également prononcé un mot de bienvenue.

Tous les intervenants ont plaidé pour une action collective en faveur d’une sécurité et d’une paix durables en Afrique centrale et en particulier en RCA. Les travaux du Comité se sont achevés par l’adoption d’une Déclaration réaffirmant son « engagement à appuyer le processus de transition » dans ce pays et invitant les Etats membres de l’UNSAC à « s’impliquer activement dans toutes les actions visant à la résolution de la crise centrafricaine ». Il a aussi réitéré son appel au Groupe international de contact et au reste de la communauté internationale, afin qu’ils apportent leur contribution au Fonds Fudiciaire pour la RCA. Un geste salué par la cheffe de la diplomatie centrafricaine, Mme Léonie Banga-Bothy, présente à Kigali.

Agence Gabonaise de Presse 26/08/2013

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 11:16

Un important trafiquant d'ivoire, soupçonné d'avoir écoulé les défenses de dizaines de milliers d'éléphants depuis près de 40 ans, a été arrêté cette semaine au Togo à l'issue d'une enquête menée clandestinement par des défenseurs de la faune sauvage. Ce commerçant togolais de 58 ans, et un de ses associés originaire de Guinée ont été interpellés mardi et mercredi à Lomé, dans le cadre d'une opération qui a conduit à l'arrestation de près de 900 personnes. La police togolaise a saisi à cette occasion 725 kg d'ivoire, principalement sous forme d'objets sculptés et de figurines.

"On avait relevé que des tonnes d'ivoire transitaient par le port de Lomé à destination de pays comme l'Indonésie, la Chine et Hongkong", a expliqué Kodjo Katanga Yeleneke, un agent de l'Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment. "Nos enquêtes se poursuivent pour démanteler le réseau de trafiquants", a ajouté l'officier de police togolais.

Les Etats-Unis ont "félicité" jeudi, les autorités togolaises "pour leurs efforts en vue de mettre un terme au trafic illégal d'ivoire en Afrique de l'Ouest en arrêtant un célèbre trafiquant".

La porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki, avait "exhorté les autorités togolaises à conduire une enquête complète et à poursuivre ceux qui se livrent au trafic d'ivoire".

Selon la police togolaise, quelque 116 pointes d'ivoire ont été déjà saisies en février 2011. D’ailleurs dans ce pays, il ne resterait qu’une soixantaine d’éléphants.

Le commerce international de l'ivoire a été interdit en 1989 par la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES). Mais en raison d'une forte demande au Moyen-Orient et en Asie où les défenses d'éléphants sont utilisées dans la fabrication d'objets décoratifs et dans la médecine traditionnelle, le braconnage a pris de l'ampleur ces dernières années en Afrique sub-saharienne, où les réseaux criminels ciblent les éléphants pour leur ivoire et les rhinocéros pour leurs cornes

Arrestation d’un important trafiquant d’ivoire au Togo

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 05:31


 

 

Le gouvernement allemand vient de mettre à la disposition du Bénin 12 millions d'euros sous forme de don pour appuyer le projet de gestion durable des réserves de faune au Nord du Bénin, a-t-on appris vendredi de sources officielles à Cotonou. "Avec ce don, la coopération financière allemande pense continuer à aider les populations rurales béninoises à tirer grand profit de la gestion durable des ressources naturelles, des aires protégées du Bénin, de même qu'à préserver la biodiversité dans le plus grand système transfrontalier de gestion des réserves naturelles dans la zone des savanes ouest africaines", a déclaré l'ambassadeur d'Allemagne au Bénin, Hans Jorg.

Le ministre béninois de l'Economie et des Finances, Jonas Gbian, a déclaré à cette occasion que cette subvention permettra d' accroître les revenus du tourisme et la conservation de la biodiversité et les conditions de vie des populations locales. Selon lui, le projet de gestion durable des réserves de faune au Nord du Bénin, en collaboration avec la Fondation des savanes ouest-africaines, s'inscrit dans un vaste programme décliné en 5 pôles que l'Allemagne a accepté de financer au profit du Bénin.

Au nombre de ces pôles, a-t-il poursuivi, on peut citer entre autres le "pôle prioritaire gestion intégrée des ressources en eau, approvisionnement en eau potable et assainissement" et le " programme protection et gestion durable des ressources naturelles ".

 

 

(Xinhua 27/07/2013 )

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 10:46

Selon une dépêche  de l'AFP, le Mozambique qui abritait il y a encore 5 ans , 15000 éléphants, pourrait voir disparaître ces pachydermes d'ici une dizaine d'année si des mesures draconiennes ne sont pas prises par les autorités de ce pays pour combattre les braconniers qui tuent selon les estimations, environ 1000 éléphants par an.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:48

 

 

Une réunion d’urgence des Ministres de la Commission des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) en charge de la défense et de la sécurité, des relations extérieures et de la protection de la faune s’est tenue à Yaoundé au Cameroun du 21 au 23 mars 2013.

Au terme des travaux de cette  rencontre qui portait sur la lutte anti braconnage, les participants ont formulé une Déclaration sur la Lutte Anti-Braconnage en Afrique Centrale à travers laquelle , ces pays ont notamment adopté un Plan d’Extrême Urgence de Lutte Anti Braconnage (PEXULAB) dans la zone septentrionale du Cameroun, du Nord et du Sud-ouest de la RCA, du Sud du Tchad et dans la zone forestière, assorti d’une feuille de route pour sa mise en œuvre. Ils ont également proposé l’inscription de la lutte anti braconnage à l’ordre du jour du prochain sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements de la CEEAC.

 

 

 

Déclaration sur la Lutte Anti-Braconnage en Afrique Centrale

 

 

Sur invitation du Gouvernement de la République du Cameroun,

Les  Ministres  de  la  CEEAC  en  charge  des  Relations  Extérieures,  des questions de Défense et de Sécurité, de l’Intégration Régionale et de la Protection de la Faune, se sont réunis à Yaoundé le 23 mars 2013, à l’effet d’adopter un plan d’extrême urgence de Lutte Anti-braconnage (PEXULAB) dans la zone septentrionale du Cameroun, du Nord et du Sud-Ouest de la RCA, du Sud du Tchad et dans la zone forestière.

 

Ainsi,

 

Vivement  préoccupés  par  l’abattage  illégal  des  éléphants  en  Afrique Centrale pour le trafic international illégal de l’ivoire, qui constitue un sujet de grande préoccupation pour les Etats membres ;

 

Reconnaissant que le braconnage et le commerce international illégal de l’ivoire et de la faune sauvage portent atteinte à l’environnement, à la paix et à la sécurité des Etats, menacent la vie d’innocents et compromettent la croissance économique des pays ;

 

Considérant que ces colonnes de braconniers opposent une force inégale aux agents des Etats chargés de la protection du patrimoine faunique qui paient un lourd tribut dans l’exercice de leurs fonctions ;

Prenant  acte  des  initiatives  nationales  mises  en  œuvre  par  les  pays affectés pour lutter contre le phénomène du braconnage ;

 

Reconnaissant  aussi  que  ces  initiatives  nationales  de  lutte  contre  le braconnage et le trafic illicite de la faune sauvage, en dépit d’importants moyens déployés, n’ont pas abouti aux résultats escomptés ;

 

Se   félicitant   de   l’existence   d’instruments   juridiques   régionaux, notamment  le  Protocole  Relatif  au  Conseil  de  Paix  et  de  Sécurité  de l’Afrique Centrale (COPAX) de la CEEAC, le Pacte de Non-Agression de la CEEAC, la Convention en matière de Coopération et d’Entraide Judiciaires entre  les  Etats  Membres  de  la  CEEAC  et  la  Convention  d’Assistance Mutuelle, qui définissent un cadre régional de coopération en matière de paix et sécurité ;

 

Réitérant la nécessité pour les pays d’origine, de transit et de destination des produits issus du braconnage de travailler ensemble pour trouver des solutions   adéquates  à  ce  phénomène  de  criminalité  transnationale organisée;

 

Considérant qu’au regard de la nature transnationale et internationale du braconnage, il importe d’adopter une stratégie régionale et internationale concertée pour neutraliser ces réseaux illicites transnationaux ;

 

Vivement préoccupés par les informations concordantes qui font état de la présence de colonnes de braconniers qui opèrent déjà sur le terrain ;

 

Conscients de la nécessité d’agir sans plus tarder, dans le cadre d’un plan d’extrême urgence, pour neutraliser lesdits braconniers, avant d’envisager un plan d’urgence  ainsi qu’un  Système de Lutte  Anti Braconnage en Afrique Centrale (SYLABAC) pour le moyen et le long terme ;

 

Reconnaissant qu’au regard de tout ceci, un plan d’extrême urgence de lutte  anti-  braconnage  est  capital  pour  mettre  hors  d’état  de  nuire  les groupes de braconniers dans les parties nord du Cameroun et de la RCA et dans la partie sud du Tchad et les zones sous menace dans les trois pays ;

 

ILS

 

 

- Réaffirment  leur  engagement  en  faveur  de  la  conservation  de  la biodiversité  et  de  la  protection  des  éléphants,  considérés  comme faisant partie de l’héritage naturel universel de l’Humanité;

 

- Adoptent  le  Plan  d’Extrême  Urgence  de  lutte  Anti  braconnage (PEXULAB) dans la zone septentrionale du Cameroun, du Nord et Sud  - Ouest de la RCA et Sud Tchad et dans la zone forestière, assorti d’une feuille de route pour sa mise en œuvre ;

 

- Recommandent la mobilisation de toutes les forces de défense et de sécurité des Etats concernés en appui aux brigades existantes de lutte anti braconnage ;

 

- Créent  un  mécanisme  de  coordination  interétatique  pour  chacune des  deux aires  géographiques concernées à  l’effet de coordonner plus efficacement la mise en œuvre du PEXULAB ;

 

- Invitent  chaque  Etat  concerné  à  créer  une  Unité  de  coordination nationale  impliquant  les  différentes  administrations  en  charge  des questions de criminalité faunique ;

 

- Invitent  les  Parties  à  mettre  en  œuvre  les  dispositifs  juridiques bilatéraux  et  multilatéraux  existants  dans  le  domaine  de  la  lutte contre le braconnage ;

 

- Encouragent les Parties à coopérer davantage par un échange des informations relatives aux mouvements des braconniers ;

 

- Invitent  les  Etats  membres  à  mettre  en  œuvre  leurs  procédures législatives  internes  à  l’effet  de  criminaliser  le  braconnage  et  le commerce illégal de l’ivoire, au même titre que les autres infractions liées à la criminalité transnationale organisée ;

 

- Exhortent   les   Etats   membres   de   la   CEEAC   à   inscrire   les programmes  liés  au  développement  de  l’économie  verte,  dont  le programme de lutte anti braconnage en Afrique centrale, dans leurs budgets respectifs, et invitent leur Ministre en charge des finances à prendre les mesures nécessaires à cet effet ;

 

- Invitent les Etats concernés à prendre des mesures exceptionnelles en    vue    du    financement    de    la    mise    en    œuvre    du PEXULAB conformément  aux  engagements  pris  au  cours  de  ces assises;

 

- Appellent  la  communauté  internationale,  les  partenaires  et  les ailleurs,    mobiliser   et   mettre   à   disposition   les   fonds complémentaires à ceux des Etats, destinés à soutenir la CEEAC et ses pays membres engagés dans la mise en œuvre du PEXULAB ;

 

- Invitent  le  Gouvernement  de  la  République  du  Cameroun,  le Gouvernement de la République Centrafricaine et le Gouvernement de  la  République  du  Tchad  à  signer  dans  les  meilleurs  délais possibles  l’Accord  tripartite  de  lutte  anti  braconnage négocié  à Ndjamena en juin et décembre 2012 en vue de la mise en place et de
l’opérationnalisation des brigades mixtes d’intervention conjointe;

 

- Se félicitent de la décision de la Thaïlande d’interdire le commerce de l’ivoire, l’incitent à la mettre effectivement en œuvre, et exhortent les  autres  pays  de  destination  de  l’ivoire  issu  du  braconnage  à redoubler  leurs  efforts  pour  lutter  contre  le  commerce  illicite  de l’ivoire,  et  à  sensibiliser  davantage  leurs  concitoyens  sur  les conséquences dudit commerce.

 

- Invitent  les  pays  de  départ  des  braconniers  actifs  dans  la  zone septentrionale du Bassin du Congo à soutenir les efforts des pays affectés  pour   lutter   efficacement   contre   le   phénomène,   en criminalisant  l’infraction  de  braconnage,  et  en  sensibilisant  leurs citoyens sur les  conséquences du braconnage ;

 

- Lancent un appel aux pays de destination d’adopter des mesures de réduction de la demande en ivoire ou de restriction de l’entrée de l’ivoire dans leurs pays respectifs ;

 

- Invitent les Etats membres ainsi que les partenaires à redynamiser l’Organisation pour la Conservation de la Faune Sauvage d’Afrique (OCFSA), pour mieux l’outiller  et l’amener  à jouer pleinement son rôle  et  à  accomplir  entièrement  son  mandat  dans  la  lutte  anti- braconnage ;

 

- Invitent  la  CEEAC  à  pleinement  responsabiliser  l’OCFSA  et  la COMIFAC dans  l’élaboration  du  plan  d’urgence  de  lutte  anti- braconnage,  conformément aux textes de ces deux organisations ;

 

- Invitent la CEEAC, en relation avec les Etats membres, à renforcer les  capacités  de  l’Ecole  de  faune  de  Garoua,  et  à  développer d’autres activités autour de cette institution ;

 

-   Appellent la Communauté internationale, les partenaires et invitent la CEEAC à mobiliser les moyens adéquats à la Mission Mixte de Lutte Anti-Braconnage (MILAB- RCA) pour la rendre immédiatement plus opérationnelle;

 

-   Invitent la CEEAC à élaborer le Plan d’Action d’Urgence pour les deux zones géographiques  (A et B), qui sera soumis à la sanction des Chefs d’Etats ;

 

-   Prient  le  Président  de  la  République  du  Cameroun,  S.E.M.  Paul BIYA,  d’accepter  d’être  la  Haute  Autorité  de la sous-région  porte- parole de la lutte anti braconnage en Afrique Centrale ;

 

-   Proposent d’inscrire la question de la lutte anti braconnage à l’ordre du jour  du Sommet des Chefs  d’Etats et  de Gouvernement de la CEEAC, et de rester saisis de la question.

 

Au  terme  de  la  réunion  d’extrême  urgence,  les  Ministres  des  Etats membres  de  la  CEEAC  en  charge  des  Relations  Extérieures,  des questions de Défense et de Sécurité, de l’Intégration Régionale et de la Protection de la Faune sur la mise en œuvre d’un Plan d’Extrême Urgence sur  la  Lutte  Anti  Braconnage  dans  la  zone  septentrionale  de  l’Afrique centrale remercient le Gouvernement de la République du Cameroun de l’accueil chaleureux, des commodités mises à leur disposition pendant leur séjour, et de la bonne tenue des travaux de cette réunion./-

 

 

Fait à Yaoundé, le 23 mars 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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